DIACONAT ROMAND
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L'Eglise évangélique réformée du canton de Vaud est la plus grande Eglise réformée romande. A ce titre, c'est elle qui compte le plus de diacres parmi ses ministres.



Une vie peut en cacher une autre : article paru dans Migros Magazine le 1er décembre 2014 sur

Paolo Mariani, 50 ans, historien, journaliste et bientôt diacre protestant

Paolo Mariani.

«Petit à petit, j’ai senti mon envie de transformer mon métier en un ministère.» A 50 ans tout juste, Paolo Mariani entame la phase pratique de sa formation diaconale au sein de l’Eglise réformée vaudoise (EERV). Un sacré parcours professionnel pour ce Romain, docteur en histoire médiévale à Florence, avant de devenir journaliste politique et société en Suisse romande.

J’avais abordé ma thèse en athée convaincu, et en même temps je n’ai travaillé que sur des sources religieuses.

En 1997, Paolo Mariani arrive en Suisse encore thésard, avec l’idée d’enseigner au gymnase. Les problèmes d’équivalence universitaire le font déchanter et c’est un peu par hasard qu’il débarque dans le nouvel hebdomadaire «Dimanche.ch» créé en 1999. Il écrit ses premiers paragraphes en français, plutôt bien puisque assez rapidement il passe tout son temps à la rédaction et enchaîne les articles avant de faire son stage de journalisme et de travailler en rubriques politique et économique jusqu’à la disparition du titre en 2003.

«J’ai été quelques mois au quotidien «Le Matin», mais la manière de travailler ne me convenait pas.» Alors qu’il doit envoyer son nombre réglementaire de postulations pour toucher le chômage, Paolo Mariani répond à une annonce de l’Eglise réformée neuchâteloise à la recherche d’un chargé de communication. «Je n’aurais pas postulé du côté catholique. Mais là je ne connaissais rien au protestantisme, et je me suis dit que je pouvais toujours essayer.»

Un peu plus tard, en poste depuis quelques mois, il se souvient d’avoir dit à un pasteur «qu’il n’avait aucun problème avec le Christ comme homme, mais qu’il butait sur le Dieu créateur».

C’est en passant de la communication de l’Eglise neuchâteloise à celle de sa sœur vaudoise que le Romain sent le début d’une «transformation». Il s’inscrit au Séminaire de culture théologique, qui constitue la partie théorique de la formation diaconale, «par intérêt intellectuel, mais avec le début d’une ouverture à une transformation intérieure».

Aujourd’hui, bien décidé à effectuer son stage et à être consacré, il dit son «impression d’avoir toujours suivi cette direction, mais en zig-zag». Et se réjouit d’aider les autres à «devenir les révélateurs de leur propre lumière».